La Guitare Basse Leduc BD3

La Guitare Basse Leduc BD3 - Précautions à prendre avant achat

Précautions à prendre avant achat

Comme pour toute autre basse d'un certain âge, les BD3 peuvent avoir souffert des outrages du temps : le bois est un matériau vivant qui, évidemment, travaille au fil des années… Voici quelques points noirs à vérifier avant d'acquérir un tel instrument.

Le manche vrillé

Ce point bien particulier doit être surveillé avec une grande attention. Le manche des BD3 et BDX, conducteur, est particulièrement fin, et donc, revers de la médaille, fragile. Certes, Christophe Leduc a soigneusement sélectionné l'érable qui le compose, et son savoir-faire est un gage de fiabilité. Néanmoins, l'entretien, les conditions d'utilisation, de stockage, peuvent avoir nui à la pérennité de ce manche. Ainsi, autant il peut avoir très bien vieilli, autant il peut être complètement vrillé, et entraîner de coûteuses réparations - quand elles ne sont pas tout bonnement impossibles ! Il est indispensable de scrupuleusement vérifier la courbure du manche.

Les frettes usées

Rien d'étonnant à ce qu'un instrument âgé d'entre 26 et 37 ans ne voie ses frettes sérieusement usées… Le refrettage est une opération courante et bénigne, mais qui nécessite tout de même de sérieuses compétences en lutherie. Bricoleurs du Dimanche, s'abstenir !
Pour les BD3 et BDX, l'opération est la plus simple ; si ce n'est que le manche conducteur ne se démonte pas. En effet, la touche est en ébène ou en palissandre, non vernie, sans binding : une configuration simple. Financièrement, il vous faudra tout de même débourser de 200 à 300€, selon le luthier que vous choisirez.
Pour les BD3 fretless, rien n'empêche de les faire fretter ! Cette opération n'est guère plus compliquée qu'un refrettage (des gorges doivent être sciées dans la touche pour insérer les frettes, selon un intervalle obéissant à une règle de calcul simple).
Par contre, pour les BD2, l'opération se complique singulièrement… Le manche et la touche, en érable, bois tendre, ont été entièrement verni par les petits doigts de fée d'Alain Grégoire. Mais les frettes sont montées avant vernissage, et le vernis déborde légèrement sur la frette puis durcit. Le luthier sera donc contraint de gratter délicatement le vernis tout autour de la frette (y compris sur les bords) pour éviter que le vernis ne s'écaille lors du démontage. Ces opérations sont gourmandes en temps, et donc onéreuses : pour un refrettage, vernissage, rectification et réglage, il faut compter de 300 à 350€. Ces coûts sont évidemment données à titre indictatif : demandez donc un devis à votre luthier !

L'électronique

Les potentiomètres qui crachotent ne doivent pas inquiéter outre mesure. L'oxydation des pistes est inévitable à plus ou moins long terme. La meilleure chose à faire est d'utiliser un aérosol de type "contact" (par exemple KF Top Linear) avant d'envisager un remplacement pur et simple de ces potentiomètres, qui restent relativement chers.

L'érable

L'érable compose le manche des BD3 et BDX, et le manche et la touche des BD2. Ce bois est protégé par un vernissage, car en plus d'être tendre, il est fragile : la transpiration, l'humidité, les champignons, ont tendance à le tâcher. Bien entendu, il s'agit d'un simple détail cosmétique !

Les "Dead Spots"

Les Dead Spots, ce sont des zones sur le manche, pour lesquelles les notes sont étouffées, et ressortent donc nettement en deça du niveau des notes voisines. Une seule case peut être concernée.

Les Dead Spots sont plus susceptibles de concerner les manches faits d'une seule pièce, comme ceux des Leduc BD2 et BD3. En effet, les manches laminés par contrecollage sont plus rigides ; la fréquence de résonnance du manche est donc augmentée, jusqu'à ce qu'elle ne corresponde plus aux notes de la basse. Les Dead Spots sont éliminés.

Pour repérer les Dead Spots d'une basse, il faut parcourir toutes les cases de la touche avec une attaque équivalente et soigneusement écouter, à l'affût d'une note franchement étouffée. Attention, une corde ou une frette usées peuvent également être à l'origine d'une atténuation, sans qu'on ne puisse parler de Dead Spot.

Dans le cas où la présence d'un Dead Spot est avérée, et que la note atténuée est particulièrement nuisible à l'expression du musicien, une solution possible (et économiquement raisonnable) consiste à ajouter sur la tête de l'instrument une pince lestée d'une masse. Cette pince permet de déplacer les Dead Spots ; son emplacement doit être choisi de manière à les éliminer complètement.

Le Fat Finger de Groove Tube pèse environ 110 grammes.

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